Comment ça se passe?

L’anesthésie générale suscite encore une certaine appréhension à l’idée de perdre conscience avant une intervention. Pourtant, grâce aux efforts constants des anesthésistes-réanimateurs, les risques n’ont jamais été si bien contrôlés.

1. Comment ça se passe avant l’anesthésie

A quoi sert le comprimé prescrit une heure avant ?
La prise de ce médicament, ou prémédication, vise à détendre le futur opéré, à calmer son angoisse et à faciliter son endormissement.
anesthetsiaThumbSon effet est variable selon les personnes. Ensuite, il est conseillé de ne plus se lever afin d’éviter toute chute.

Faut-il toujours être à jeun ?
Il est indispensable de rester à jeun au moins six heures avant l’intervention. Cette précaution a pour objectif d’éviter les régurgitations de liquide gastrique vers les poumons, ce qui entraînerait une contraction des bronches (bronchospasme) et donc un risque d’asphyxie.
Si le patient doit être opéré en urgence, il n’est pas toujours à jeun. Les médecins essaient toujours de retarder le plus possible le moment d’opérer afin de laisser la digestion se terminer. S’il devient malgré tout indispensable d’intervenir, l’anesthésiste utilise une procédure un peu différente qui consiste, notamment, à intuber le malade très vite. Mais ce geste demeure délicat. Lorsque c’est possible, on procède dans certains cas à une anesthésie locorégionale (péridurale, notamment).

Pourquoi ne doit-on pas fumer avant l’intervention ?
Le tabac provoque une hyperréactivité des bronches et tend à augmenter les sécrétions gastriques. Fumer dans les heures qui précèdent risquerait donc de gêner la respiration pendant l’anesthésie et de provoquer une toux ou des spasmes des bronches au réveil.

Comment est-on endormi ?
Dans la grande majorité des cas, l’adulte est endormi par un produit (hypnotique, barbiturique) injecté dans la perfusion posée juste avant l’intervention au niveau de la main ou du bras. Les petits enfants, eux, sont le plus souvent endormis avec des produits volatils diffusés dans un masque que l’on applique sur le visage. Néanmoins, ils sont toujours perfusés, ce qui permet d’injecter rapidement des médicaments en cas de problème.- Au cours de l’endormissement, l’anesthésiste doit faire respirer le malade, supprimer sa douleur et relâcher ses muscles.

2. Comment savoir si l’on est allergique aux produits ?

Le problème se pose surtout avec les curares, utilisés pour relâcher les muscles et permettre l’intubation. Mais on cherche à mettre au point des curares mieux supportés et de durée d’action différente. Le meilleur moment pour détecter une éventuelle allergie est la consultation d’anesthésie qui précède l’intervention. Il est important de signaler au médecin tous ses antécédents personnels, familiaux et chirurgicaux.

Respire-t-on normalement pendant l’intervention ?
Lorsque l’anesthésie est de brève durée, on peut laisser le malade respirer normalement. Cependant, on lui fait souvent inhaler de l’oxygène à travers un masque, avant d’injecter le produit destiné à l’endormir, puis tout au long de l’intervention. Il faut alors respirer profondément et calmement. Si l’intervention concerne la tête ou le cou, si elle doit être assez longue, ou si le patient est fragile sur le plan cardio-respiratoire, l’anesthésiste le fait respirer de façon artificielle grâce à un tube introduit dans sa gorge après l’endormissement : il effectue alors ce que l’on appelle une “intubation”. Ce tube sera retiré au moment du réveil et la personne pourra retrouver une respiration normale.

Se réveille-t-on naturellement ?
L’anesthésiste dispose de plusieurs produits dont l’action est plus ou moins prolongée. Il fait donc son choix en fonction de la durée de l’intervention. Au besoin, il lui est toujours possible de réinjecter une dose afin de prolonger l’anesthésie. Lorsque l’effet du produit se dissipe, l’opéré se réveille peu à peu, tout à fait naturellement. S’il s’agit d’un enfant, on coupe l’arrivée de l’anesthésique dans le masque, et le jeune patient se réveille quelques minutes plus tard.

De quoi dépend la qualité du réveil ?
Tout d’abord des produits utilisés : certains font vomir davantage, entraînent plus de troubles du comportement (crise de larmes, agitation) que d’autres. La qualité du réveil dépend également du contrôle de la douleur postopératoire : mieux on parvient à la soulager, plus la personne opérée est calme au réveil. On dispose aujourd’hui de produits très performants qui, grâce à leur courte durée d’action, s’éliminent très rapidement. Ils permettent d’effectuer des anesthésies brèves et procurent un réveil « agréable ». Les produits récents provoquent beaucoup moins de nausées et de vomissements.

3. Dans les jours qui suivent l’anesthésie…

Quels troubles peut-on présenter ?
Des vertiges au lever sont fréquents. C’est pourquoi il est important de respecter les consignes de l’équipe et de ne pas se lever avant que le médecin ait donné son accord. Une baisse de tension due aux anesthésiants et l’hypoglycémie, conséquence du jeûne, sont le plus souvent responsables de ces malaises passagers. Une difficulté pour uriner, un mal de dos ou des maux de tête sont également possibles.

Peut-on avoir des troubles de mémoire ?Certaines personnes ont des troubles passagers de la mémoire. Ils ne conservent aucun souvenir de leur passage en salle de réveil, par exemple. Mais une étude réalisée récemment chez plus de 1 200 anciens opérés, âgés de 25 à 86 ans, n’a mis en évidence aucune perturbation de la mémoire à long terme. Ces patients avaient subi soit une anesthésie générale de trois heures au moins, soit trois interventions sous anesthésie générale. Toutefois, ils n’étaient atteints auparavant d’aucune affection neurologique chronique et ils ne prenaient aucun médicament psychotrope, tels que des anxiolytiques ou des antidépresseurs. Chez des malades plus âgés, souffrant de troubles neurologiques, des perturbations de la mémoire sont en revanche possibles.

Est-on fatigué dans les semaines qui suivent l’anesthésie ?
Longtemps négligé, cet aspect fait actuellement l’objet de nombreuses recherches. On sait ainsi que l’anesthésie a une action immunodépressive, indépendamment de l’acte chirurgical lui-même. Cette baisse momentanée de l’immunité pourrait favoriser la réactivation d’infections virales et expliquer ainsi certaines fatigues postopératoires. Mais cette origine n’est pas encore prouvée. Une seule chose est sûre : certains se plaignent d’être fatigués, parfois pendant plusieurs mois, et même lorsqu’ils n’ont pas été endormis très longtemps. La façon dont a été vécue l’anesthésie entre également en ligne de compte. Cela étant, il est toujours conseillé de se reposer ensuite.

Informations avant l’anaesthésie

Le déroulement de l’anaesthésie: par les médicaments injectés par voie intraveineuse, l’anesthésiste crée un état de sommeil artificiel permettant de ne pas sentir aucune douleur.

Grâce aux médicaments les plus récents qui causent une amnésie permanente, l’endormissement se fait vite et le réveil arrive facilement.

Dès que le patient est endormi(e), un tuyau souple est introduit dans la trachée non seulement pour le but d’empêcher que la langue tombe en arrière, mais aussi pour que le patient ne ronfle pas et que les morceaux de dents ou de composite ne puissent se retrouver dans le poumon. Grâce à ce tuyau, les voies respiratoires restent libres et il permet de faire respirer le patient endormi et d’entretenir son endormissement par un mélange de l’oxygène et des gaz anesthésiques. Avant le réveil, le tuyeau est bien sûr retiré, donc le patient n’en sentira rien du tout.

Le patient se réveille vite après l’intervention, et il est conduit dans une salle spécialisée dite « salle de réveil » où il peut se reposer et doucement retrouver son état de conscience normal. Il est important de rester pendant quelques heures sous surveillance, ensuite le patient peut rentrer chez lui avec un accompagnateur.

En outre la sécurité et le fait de ne pas sentir aucune douleur, l’anesthésie qui dure pendant une heure, maximum une heure et demie, permet au médecin de réaliser plusieurs traitements en une seule fois et donc le patient n’a pas besoin de subir des traitements autant de fois.

Quelques démarches à suivre avant l’anesthésie:

  • Ne mangez rien et ne buvez rien pendant les 8 heures qui précèdent l’anesthésie.
  • Si vous vous sentez mal ou vous étiez malade avant l’intervention, faites-nous le savoir.
  • Arrivez à notre réception une heure avant le traitement. Notre réceptionniste vous donnera une comprimé de calmant (Xanax) avec un peu d’eau.
  • Portez des vêtements comfortables pendant l’intervention, vous pouvez vous changer à la clinique si vous le souhaitez.
  • Après l’intervention, vous devez partir étant accompagné(e) de quelqu’un, nous ne pouvons pas vous laisser partir seul(e). Nous vous conseillons que la personne qui vous accompagne vous tienne également compagnie dans la salle de repos pendant votre réveil.
  • Il est interdit de conduire après l’anesthésie.
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